Quelques jours dans le massif des Aravis, patrie du reblochon, pour une escapade entre nature et traditions au fil des 4 saisons.
Comme vous le savez, nous vivons à Annecy. L’occasion de faire découvrir à ma belle les joies de la montagne au gré des villages du massif des Aravis était trop belle.
Mais il faut bien dire une chose : Elle est réfractaire à l’altitude, à la neige, au ski, aux vaches en liberté dans les champs, au bon air et à tout ce qui se rapporte à la montagne en général, exception faite des fromages, des plats à base de fromage et de tout ce qui se rapporte au fromage en général. Un comble lorsqu’on habite dans la Venise des Alpes.
La tâche s’avère complexe mais je ne désespère pas.

La route sinueuse qui serpente depuis Annecy en direction de Thônes n’est pas des plus heureuses. Le Fier a creusé des gorges qu’il est impératif d’aborder avec prudence, même quand on est du coin. J’y ai vu tellement d’accidents, été comme hiver, que la vigilance est de mise, ne vous fiez pas à la largeur de la route. Pourtant, la conduite sportive ne me déplaît pas en général…
Sur les hauteurs, au pied de la montagne du Parmelan, les habitants des paisibles villages de Dingy-Saint-Clair et de La Balme-de-Thuy observent le trafic routier de la vallée d’un air indifférent.

le massif des aravis en haute-savoie

le massif des aravis en haute-savoie

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Thônes, capitale du Reblochon

La cascade du Nant-Bon annonce l’arrivée à Thônes. La capitale des Aravis est surtout connue pour son fromage star, le Reblochon AOP.

Thones, capitale des aravis

Une fois arrivés, la première chose qu’on découvre, sur la droite, c’est le CIMETIERE DE MORETTE, haut-lieu de la résistance, et porte d’entrée des Aravis. Devenu nécropole nationale en 1984, cent-cinq résistants du tristement célèbre plateau des Glières y reposent. Le Musée départemental de la Résistance, le Mémorial départemental de la Déportation et la Nécropole des Glières forment ce haut-lieu de la Mémoire et du souvenir des heures sombres de notre pays. Des visites gratuites y sont organisées sur rendez-vous.
Profitant d’une magnifique journée ensoleillée, on a voulu commencer par prendre la direction de la cascade. On se gare sur le parking de l’Auberge de Morette, sur le côté gauche de la route. On y trouve les vestiges d’un blockhaus datant de la seconde guerre mondiale qui servait à verrouiller l’accès à Annecy. Un peu plus loin, la grotte de « Lourdes », dédiée à la Sainte Vierge, nous étonne par ses stalactites et stalagmites.

Le chemin indiqué « circuit des cascades » nous amène au pied de la cascade du Nant-Bon qu’on apercevait de loin. La baignoire naturelle formée à sa base incite à la baignade. Elle trempe les pieds. Courageuse mais pas téméraire. L’eau est glaciale, je ne fais pas mieux.
Les plus vaillants monteront sans doute à la grotte préhistorique un peu plus haut. L’abri sous roche et ses 12000 ans d’histoire font l’objet de visites commentées tous les jeudi après-midi en période estivale. Moyennement inspirés, on a préféré redescendre sur le cœur de ville et pour cela, il nous a fallu traverser la, encore moins inspirante, zone artisanale. Elle a eu le mérite de nous rappeler que la fabrique des cuisines Mobalpa est originaire de l’étape. Elle constitue à elle seule le premier employeur du bassin et finalement la deuxième source de célébrité de la ville après le Reblochon, ex-aequo avec Aimé Jacquet qui y possède un chalet.

Arrêt obligatoire à la coopérative fromagère du FARTO DE THÔNES. C’est son instant plaisir à Elle… Un bonheur pour les papilles. Sous nos yeux s’épanouissent Reblochons, tommes de Savoie ou des Aravis, Roche de Thônes, meules de Beaufort, d’Abondance, de Comté et de fromage à raclette, chevrotins et tomettes de brebis…

le farto de thones dans les aravis

Le lieu est connu et reconnu des amateurs de formages et de produits régionaux. Il faut dire que la coopérative a de sacrés arguments. Le premier et pas des moindres est le fait de maintenir des fabrications traditionnelles à la ferme. Plus de soixante producteurs locaux y déposent chaque semaine leur fabrication que la coopérative se charge de vendre. Elle produit également ses propres fromages tels que le reblochon fermier, l’abondance ou le chevrotin fermier. Le choix est large et les tarifs imbattables (comptez une dizaine d’euros le kilo de comté doux, 18 € le kilo de Beaufort d’été, fruité à souhait). Aménagées dans un ancien tunnel ferroviaire, les caves d’affinages bénéficient d’excellentes conditions de vieillissement, preuve en est, en haute saison, hiver ou été, prenez votre mal en patience, le lieu est très fréquenté. On recommande à 100%.


Elle :  « Vous l’aurez compris, pour moi, l’intérêt principal de vivre dans cette région montagneuse (en dehors de considérations purement liées à ma profession), réside dans ma passion pour les fromages. Je ne saurais pas vous partager des descriptions enflammées de la nature environnante. Par contre, je peux vous dire que la coopérative du Farto est mon coup de cœur n°1 en matière de fromages (la seconde étant les fromageries du Lac et du Parc à Annecy, mais ça c’est une autre histoire). Concrètement, qu’est ce qu’on ramène de là-bas ? « Tout » est une réponse acceptable mais s’il vous faut être raisonnable, je vous conseille de vous laisser tenter par un peu de tomme morgée (au départ, il s’agit d’une simple tomme de Savoie mais sa croûte présente la particularité d’avoir été tout au long de son affinage lavée avec de l’eau salée d’où le terme de morgée, son goût et sa texture n’ayant plus rien à voir avec la tomme classique), de ne pas chercher à résister à l’appel du reblochon (si vous envisagez d’en faire une tartiflette ou si vous avez un budget limité, n’hésitez pas à prendre du second choix : il n’aura pas la pastille typique de l’AOP mais je vous garantie qu’il sera tout aussi bon) et de vous laisser séduire par la tomme au « Chniu » (ou fenouil pour ceux qui comme moi ne sont pas calés dialecte local) et son gout délicatement anisé qui apportera une touche de fraicheur à votre plateau de fromages. Et puis si, comme moi, vous n’êtes pas sectaire, n’hésitez pas à craquer, juste au moment de payer, devant les corbeilles de saucisson qui entourent la caisse. Un petit ballotin de Fagots Savoyards, une création originale des salaisons Mont Charvin de Doussard, ça se mange tellement sans faim !
Allez pour finir, une question : savez-vous pourquoi certains reblochons ont une pastille verte apposée sur leur croûte et d’autres une rouge ? Non, ils sont tous les 2 faits exclusivement de lait cru de vache. Non, ce n’est pas fonction de leur durée d’affinage… La pastille verte sert à distinguer les reblochons fermiers produits avec le lait d’un seul et même troupeau, celui du fermier qui l’a élaboré, alors que la pastille rouge désigne un fromage élaboré avec en laiterie ou en fruitière avec le lait de plusieurs troupeaux. Vous ne pourrez pas dire que vous ne le saviez pas ! »


thones capitale du reblochon dans les aravis

La visite de l’ECOMUSEE DU BOIS ET DE LA FORÊT constitue une attraction familiale idéale : au cœur d’une ancienne scierie hydraulique du XIXe siècle, on assiste à de nombreuses démonstrations de sciage à l’ancienne. Un voyage dans le temps pour petits et grands d’une durée d’environ une heure et demi.

Située au confluent de deux rivières, le Nom et le Fier, Thônes vit toute l’année. Point de départ vers les stations de ski, l’authentique village haut-savoyard constitue une alternative sérieuse de séjour en haute saison. Les nombreuses locations de meublés y sont bien meilleur marché que dans les célèbres stations toutes proches telles que la Clusaz ou le Grand-Bornand.
Le centre-ville ne manque pas de caractère. Le clocher à bulbe de l’église Saint-Maurice abrite quatre cloches fondues dont deux proviennent de la très célèbre fonderie des Frères Paccard. On ne regrette pas la visite, le magnifique retable est classé monument historique.

l'église de thones dans les aravis

les rues de thones dans les aravis

Le marché du samedi matin est l’un des plus courus de la région. On s’offre une dernière balade sous les arcades qui ceinturent le centre ancien avant de s’éloigner de la foule.
Pause déjeuner en pleine nature à LA CABANE. Le restaurant est situé à côté de la pisciculture de Montremont, un petit hameau de Thônes. Un endroit calme sous les sapins pour déguster les truites fraîchement pêchées. Digestion dans les transats à disposition, le bruit du ruisseau comme bande son. Excellent. Réservation à prévoir.

Quelques pas de plus dans la forêt du Mont. Le sentier du Roi du Mont est une balade familiale dont le départ se trouve en centre-ville. Une ascension est soutenue mais sans grande difficulté au milieu d’une magnifique forêt de sapins. Au sommet, le panorama sur la ville et les villages alentour est superbe.

Manigod, le village familial

Au départ de Thônes, la route qui mène à Manigod ne manque pas de charme. De beaux panoramas, où le Mont Charvin et la Tournette se détachent, nous accompagnent jusqu’au petit bourg. Mille habitants, 720 mètres d’altitude. Rendu célèbre par le chef étoilé au grand chapeau noir, Marc Veyrat qui y a élu domicile, Manigod se perd dans les paysages du Val Sulens. Loin de l’image d’une station de ski, le village entretient son authenticité. Calme et discrétion sont au rendez-vous.

manigod dans les aravis

Huit cents mètres de dénivelé plus tard, la station de la Croix-Fry et ses remontées mécaniques se découvrent. Station familiale par excellence, elle est idéale pour les débutants, les enfants et les familles en quête d’un ski détente. En saison estivale, elle ne propose malheureusement pas beaucoup d’activité comparée à ses aînées, La Clusaz ou Le Grand Bornand.

la station de manigod dans les aravis

Mais il nous reste à nous faire plaisir au CHALET-HÔTEL DE LA CROIX-FRY****.
Un budget conséquent pour un lieu exceptionnel. La table de Marie-Ange Veyrat y propose une cuisine raffinée et concoctée dans la plus pure tradition familiale. Le beau temps faisant, la terrasse panoramique a été préférée à l’atmosphère feutrée du restaurant gastronomique, idéale pendant l’hiver. A partir de 60 euros par personne.

les chalets de la croix fry dans les aravis a manigod

La Clusaz, le village huppé

La Croix-Fry derrière nous, on aborde la route de la Clusaz. La station doit une partie de sa célébrité au très médaillé Guy Perillat dans les années 60. Depuis, la perle des Aravis s’est taillé une réputation parmi les stations de ski les plus huppées des Alpes.
Premier carrefour, on a le choix entre le col des Aravis et le centre du village. Quelques nuages capricieux passent au-dessus de nos têtes. On remet la vue sur le Mont Blanc à plus tard et on va s’attabler à l’une des nombreuses terrasses du centre.

la clusaz dans les aravis

L’église baroque Sainte Foy de La Clusaz trône au centre d’une grande place où siègent les principaux bâtiments historiques. Comme la majorité des villages-stations de Haute-Savoie, le caractère montagnard et traditionnel a été préservé. C’est ce qui fait toute la beauté de cette région. Le bois et l’ardoise ont été préférés au béton et vous n’y trouverez pas de barres d’immeubles comme dans la plupart des usines à touristes. Ici, on accueille des milliers de visiteurs en leur garantissant une authenticité. Dépaysement assuré.
Ne manquez d’ailleurs pas la fête du Reblochon si vous séjournez à La Clusaz au mois d’août. C’est folklorique à souhait et les enfants adoreront sans aucun doute.

centre de la clusaz, aravis

Direction la vallée des Confins à 1350 mètres. C’est le moment de confronter ma moitié avec la montagne. L’endroit est magnifique. Le petit lac des Confins fait le plaisir des touristes et des familles de locaux. Les troupeaux de vaches paissent paisiblement au milieu de ce tableau bucolique.

le lac des confins a la clusaz, aravis

C’est le moment de s’essayer à la tyrolienne. Celle qui surplombe le lac n’est pas très impressionnante mais elle offre un beau point de vue sur le hameau. L’hiver, c’est le paradis des skieurs de fond. L’été, le point de départ de belles randonnées. On enfile nos chaussures de montagne, c’est parti pour une heure de dénivelé… pour moi. Elle déclare forfait au bout de dix minutes. Un exploit pour Elle d’être déjà venue jusqu’ici.

le massif des aravis

le massif des aravis en haute-savoie

le massif des aravis en haute-savoie

le massif des aravis en haute-savoie

Quelques photos plus tard, on se régale à la terrasse de LA CHENILLETTE. L’ambiance chaleureuse et la convivialité des propriétaires ont vite fait de la rassurer, la montagne a ses bons côtés, à commencer par ses spécialités fromagères. Ce sera tartiflette.

le massif des aravis en haute-savoie

Impossible de quitter la Clusaz sans faire une halte au Col des Aravis. Les deux Savoie s’y retrouvent. Peaux de vache, liqueur de génépi, saucissons de pays, bibelots et souvenirs en tout genre. Tout est fait pour séduire le touriste, l’émerveiller, le faire consommer. Installés à la terrasse du bar « la Porte des Aravis », un de plus à notre actif, on contemple le massif du Mont-Blanc. Le balcon sur le toit de l’Europe est extraordinaire. Un des plus beaux points de vue de la région, accessible en voiture.

le massif des aravis en haute-savoie

Pour la petite anecdote, si vous aussi vous vous arrêtez boire un verre à la Porte des Aravis, il faut que vous sachiez pourquoi l’établissement porte ce nom.
La Porte des Aravis doit son origine, selon la légende, au célèbre Gargantua, ce sympathique géant conté par Rabelais qui, outre sa passion pour la bonne chère, aimait beaucoup voyager :


« Or donc, l’illustre et bon géant Gargantua, badaudant, bavardant, badinant, bafouillant, barbouillant, bambochant, barattant, ballotant, barbottant et regardant les mites voler, s’en vint dans le pays de Savoie, portant sa botte et le nez en l’air, ce qui n’est point recommandé dans ces régions ……
Quand il parvint en un lieu hérissé nommé Aravis, toujours baguenaudant et regardant de tous côtés sauf où il était bon de le faire, il s’en vînt donner en plein du pied droit dans une montagne fort épaisse ; Et cependant, tant étaient grandes la farce et puissance du bon géant, ne s’y fit à lui-même aucun mal, mais seulement un fort grand trou à travers la dite montagne dont le morceau vola en éclats parmi les airs, et s’alla planter avec un épouvantable fracas et gros tourbillon de poussière à plus de dix lieues vers le sud, dans une terre nommée Beaufortain, où il écrasa, en tombant, trois sauterelles et un rat.
Ce gros morceau de roche y est toujours demeuré depuis, planté tout droit comme un piquet, et fort inaccessible, auquel les bergers du lieu donnent à présent le nom de Pierre Menta ». -Rabelais-


Le trou dans la montagne qui surplombe le col des Aravis se nomme ainsi « Porte des Aravis ».

Je lui épargnerai la balade vers la Croix des Aravis qui sublime les massifs du Mont-Blanc, des Aravis, et du Beaufortain d’où l’on aperçoit la célèbre montagne Pierre Menta.
J’avais fait la randonnée à plusieurs reprises dans le courant de l’hiver et au début du printemps. Un pur plaisir pour tout amoureux de la nature et de la montagne. Il faut prendre le sentier pédestre qui se trouve derrière la boutique de souvenirs Paul Machenaud. Au terme d’une ascension soutenue mais à la portée des tous (sauf d’Elle, vous l’aurez compris), un panorama exceptionnel s’offre à vous. Continuez sur le chemin sinueux mais relativement plait et vous découvrirez quelques chalets d’alpage. Ces fermes sont exploitées les mois d’été pour la fabrication des fromages. Au milieu des alpages paissent des centaines des vaches. Tous les clichés montagnards sont devant vous !

La Croix des Aravis : Balade printanière…

vue sur le mont blanc depuis le massif des aravis

le massif des aravis en haute-savoiele massif des aravis en haute-savoie

le massif des aravis en haute-savoie

La Croix des Aravis : Balade hivernale…

le massif des aravis en haute-savoie

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Avant de rentrer, soirée festive au très branché LE BAL. Lieu incontournable des soirées à La Clusaz, ambiance festive, musique et cocktails… jusqu’à deux heures du matin.


Elle : « Il faut que j’intervienne, non pas pour rétablir une vérité mais pour apporter une précision, avant d’être cataloguée comme feignante finie perfusée au fromage. Certes, je ne suis pas et ne serais vraisemblablement jamais une sportive accomplie, mais marcher des heures entières ne me fait pas peur… lorsqu’il ne s’agit pas de marcher en montagne. Sans être phobique, j’ai beaucoup de mal à me détendre et à apprécier les paysages quand je suis entourée de toutes parts par des pans rocheux, qu’ils soient enneigés ou non. C’est un sentiment de ne pas être à ma place plus qu’un malaise ou une crainte, et plutôt que de porter sur moi mon manque d’entrain, je préfère laisser mon habituel inséparable crapahuter en paix et donc en solo. »


Le Grand-Bornand, le village sportif

Mon village favori. Le Grand-Bornand c’est deux villages en un. Le vieux village, authentique avec ses hameaux retirés comme le Bouchet ou les Plans et le Chinaillon, le village d’altitude au pied du col de la Colombière, passage obligé du Tour de France.
Arrivée au chalet-hôtel LES CÎMES**** et son cadre fabuleux au cœur du hameau du Chinaillon. Au pied d’un grand domaine skiable de 90 kilomètres de pistes, l’établissement affiche son élégance et son goût de l’authentique. Eté comme hiver, on profite du spa après une journée de ski ou de randonnée. La saison se prêtant davantage à la randonnée, j’emmène mon Elle à la découverte des beaux chalets de la verte vallée.

le grand bornand dans les aravis

Le col de la Colombière est fermé une bonne partie de l’année. Autant en profiter. Sur la route, le hameau de Lessy et ses vieux chalets encore habités. Le paysage minéral est grandiose.
Les plus courageux entreprennent la randonnée jusqu’au lac de Lessy. L’ayant faite il y a quelques années, je la recommande. Situé à 1730 mètres d’altitude, le petit lac fait partie du programme Natura 2000 qui vise à protéger les milieux naturels remarquables. L’ascension, pour qui n’est pas sportif, peut paraître rude. La récompense est à la hauteur de l’effort. Vue panoramique à 360 degrés du Mont-Blanc au lac Léman. Effet garanti. J’ai dû retenir ma douce qui voulait à tout pris s’y rendre… Non, je blague !

« Haha ! Très drôle ! »

le massif des aravis en haute-savoie

Sans espoir d’effectuer la moindre randonnée en duo, on continue notre ballade en quête de chalets remarquables.
La vallée du Bouchet nous en met plein les yeux. Pittoresque. Un territoire presque oublié. A l’abri des regards, les chalets traditionnels se comptent par dizaines, tous plus beaux les uns que les autres. On se perd volontiers sur ces sentiers, tantôt une chapelle, tantôt une scierie ou une vieille ferme. Et au milieu coule une rivière… Une balade dans le passé.

le massif des aravis en haute-savoie

le massif des aravis en haute-savoie

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Le fond de la combe nous ramène au présent : le GOLF LE ROCHER BLANC.
Le parcours 9 trous offre une vue magnifique sur le point culminant de la chaîne des Aravis, la Pointe Percée. Le golf est ouvert tous les jours de mai à fin octobre. Les débutants y prennent autant de plaisir que les golfeurs initiés. Un bon moment de détente en perspective.

Dernière étape au Grand Bornand et non des moindres : LA FERME DU PEPE.
Ce chalet de caractère transformé en restaurant propose une cuisine soignée et traditionnelle. Son cadre typique se prête à la dégustation de la fondue Savoyarde. Pour nous ce sera Péla des Aravis (ou fricassée de Reblochon) accompagnée de charcuteries du pays. Le décor d’époque nous plonge dans la vie d’antan avec un tel réalisme qu’on ne serait pas étonné de voir revenir le pépé pour allumer le feu dans la cheminée. Aucune fausse note, on recommande !

le grand bornand dans les aravis le massif des aravis en haute-savoie

Le Plateau des Glières, un face-à-face avec l’histoire

Impossible de terminer le weekend sans une halte au plateau des Glières. Le lieu est chargé d’histoire, le monument blanc nous le rappelle inlassablement.
On y accède depuis le village du Petit-Bornand. Arrivée à 1450 mètres. Une étendue naturelle préservée à perte de vue, quelques vieux chalets restaurants, des sentiers pédestres, une forêt de sapins…

le massif des aravis en haute-savoie

le plateau des glières

Ce plateau a été un haut lieu de la résistance pendant la seconde Guerre Mondiale du fait de son environnement montagneux qui a favorisé l’émergence d’un maquis dirigé par le lieutenant Tom Morel, compagnon de la Libération.
En mars 1944, plus de 400 maquisards réfugiés sur le plateau sont assiégés par près de 5 000 soldats allemands et miliciens de Vichy. 121 résistants vont y trouver la mort dont Tom Morel. Son corps repose à la nécropole nationale de Morette à Thônes. Le camp militaire du 21ème Bataillon de Chasseurs Alpins d’Annecy porte d’ailleurs son nom.
Le plateau des Glières est emblématique des valeurs de la Résistance, au-delà des clivages idéologiques et politiques.
La maison du plateau accueille les visiteurs curieux d’histoire durant tout l’été. L’hiver, le plateau revêtu de blanc prend des allures de piste de ski nordique. Pour ma part j’y pratique de la raquette, le cadre y est époustouflant.

le plateau des glières

Ce parcours en terre historique a-t-il suffit à séduire mon Elle et son désamour pour les sommets ?
En guide volontaire et passionné, j’ai essayé de lui transmettre mon respect pour cette nature qui va certainement me manquer le jour où nous aurons changé d’adresse.
Je lui laisse le mot de la fin…


Elle : « Je dois le reconnaître : il a eu du mérite et fait preuve de beaucoup de patience lors de cette escapade. J’ai dû prendre un peu sur moi pour cacher tant bien que mal mon manque d’enthousiasme du départ mais je dois avouer que j’ai pris plaisir à découvrir ces paysages emblématiques et ces villages pittoresques à quelques heures de voiture seulement de la maison. Plus eut été trop mais ça a été parfait, il a eu raison d’insister et de m’embarquer sur ses traces. Je ne vais pas aller jusqu’à dire que ces paysages me manqueront un jour mais il est certain qu’après cette virée, je regarderai la silhouette du Mont Blanc avec un peu plus de tendresse. »


Le massif des Aravis : Balade automnale…

le massif des aravis en haute-savoie

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